Vaccins à ARN messager dangereux ou trop méconnus ? La démonstration implacable et rassurante d’un microbiologiste

Pas toujours bien comprise, la technologie utilisée par les vaccins à ARN messager, comme Pfizer et Moderna, suscitent de nombreuses interrogations et font l’objet de polémiques. Un microbiologiste français explique très simplement, pourquoi ces ARN n’ont rien de nouveau, ni de dangereux…

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Quatre vaccins pour lutter contre le Covid-19 ont à ce jour reçu une autorisation de mise sur le marché français.

Parmi eux, deux sont des vaccins dits “à ARN messager”, aussi appelés “vaccins à acides nucléides” : COMIRNATY, distribué par les laboratoires Pfizer/BioNTech et mRNA-1273 distribué par les laboratoires Moderna.

Ces vaccins, Pfizer et Moderna, qui reposent tous les deux sur le même procédé pour stimuler le système immunitaire et l’aider à faire face à une potentielle infection, suscitent de nombreuses interrogations. En cause notamment, une crainte que ces vaccins ARN messager ne modifient notre génome. Mais un microbiologiste français vient de démontrer très simplement que cette polémique n’a pas lieu d’être…

Pourquoi les vaccins à ARN messager ne sont pas dangereux : l’explication d’un spécialiste

C’est dans un post sur son compte Twitter, que Lionel Case, un microbiologiste, cherche à montrer aux plus réfractaires à cette technologie d’ARN messager, que notre organisme n’est pas étranger à l’ARN, et qu’au quotidien, nous en “côtoyons”, sans même le savoir, et que cela n’a jusqu’à présent posé aucun problème…

Pour commencer, Lionel Case rappelle que l’ARN “n’est pas né avec les vaccins Covid”, et que “votre corps côtoie de l’ARN étranger tout le temps, depuis votre naissance, et sans encombre.”

Il révèle ensuite que dans de nombreux aliments de notre quotidien, on retrouve ce fameux “ARN” : il cite le blé et la laitue, dont on peut extraire une quantité d’ARN bien plus importante que dans une dose de vaccin.

Pour démontrer que la crainte vis-à-vis de l’ARN n’est pas fondée, il explique que dans une dose de vaccin Pfizer/BioNTech, on retrouve 30 microgrammes d’ARN, soit 1000 fois moins que dans une portion de blé de 100 grammes.

ARN : des molécules que l’on retrouve déjà dans notre propre salive…

Mais Lionel Case ne s’arrête pas là : à ceux qui lui feraient remarquer que ces aliments ne s’injectent pas dans le corps comme le sérum Pfizer, le microbiologiste donne l’exemple des moustiques.

Ces insectes, responsables de nombreuses piqûres chaque été, injectent de la salive, qui contient de l’ARN.

“Jusqu’à 14 millions (14 x 10E6) de petits ARNs détectés dans la salive d’Aedes aegyptii, ou son cousin Aedes albopictus (le moustique tigre endémique dans nos contrées).”, explique-t-il.

Enfin, le spécialiste révèle que notre propre salive renferme de l’ARN : “On trouve environ 100 ng d’ARN par ml de salive humaine en moyenne. L’être humain produit 1 litre de salive par jour. Ça fait 100ug d’ARN : la dose d’ARN du vaccin Moderna.”

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Aujourd’hui nous allons ranger notre boite à outils génétiques, pour bien différencier marteaux et tournevis.

Objectif: on va essayer d’être clairs ET précis. Références partout. Polémique nulle part

Pfizer, Moderna : comment fonctionnent les vaccins à ARN messager ?

Ce type de vaccin, comme le Pfizer et le Moderna, actuellement disponibles en France, reposent sur “l’injection d’un ARN messager codant pour la protéine Spike présente à la surface du coronavirus SARS-CoV-2. Cette protéine constitue la “clé” permettant au virus de s’accrocher aux cellules puis d’y pénétrer et de les infecter”, détaille l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

“Ce choix d’un vaccin à ARN plutôt que d’un vaccin à ADN a été fait pour que la protéine Spike puisse être produite directement dans le cytoplasme des cellules de la personne vaccinée, sans passer par le noyau.”, précise l’Inserm.

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