« Ça me concerne » : Anne Sinclair refuse de répondre à Léa Salamé sur DSK

Au micro de France Inter ce lundi 31 mai, Anne Sinclair n’a pas accédé aux demandes de ses intervieweurs, Léa Salamé et Nicolas Demorand, en refusant de se livrer plus qu’elle ne le fait déjà dans son livre Passé Composé.

A propos de


  1. Anne Sinclair


  2. Léa Salamé


  3. Nicolas Demorand

Anne Sinclair sait poser les questions qui fâchent, mais aussi refuser de répondre à ce qu’elle considère comme indiscret. Au micro de France Inter ce lundi 31 mai, elle a rembarré Nicolas Demorand, puis Léa Salamé, amicalement mais fermement, quand les deux journalistes l’ont interrogé, tour à tour, sur ses “sentiments profonds” vis à vis de son ex-mari, Dominique Strauss-Kahn. Anne Sinclair évoquait avec ses confrères son livre de mémoires, Passé Composé, à paraître le 2 juin, dans lequel elle revient, entre autres épisodes de sa vie, sur les différentes affaires DSK et la façon dont cela a affecté sa vie.

L’ancienne figure de TF1 veut d’être claire sur les contours de son récit, et de ce qu’elle partagera avec ses lecteurs… et avec les journalistes : pas les faits, pas de jugements, seulement la façon dont elle a vécu cette “tourmente“. Pour autant, elle tient à conserver une certaine distance, et ne pas tout coucher sur le papier : pas d’indiscrétions sur ses “échanges” d’alors avec son époux, ni sur les sentiments qui ont pu la traverser à l’époque, ou l’animer encore.

[email protected]_sinclair sur le chapitre consacré à l'affaire DSK : "Je ne vais pas vous livrer les sentiments profonds que je ressentais. Quand on est sous un bombardement, on court, et après seulement on se retourne." #le79inter pic.twitter.com/rWqe9CpaWl

Ce que j’ai voulu faire, et ce à quoi je me suis cantonnée, c’était, non pas de raconter des faits, parce que les faits n’étaient pas de mon fait, si j’ose dire, je ne voulais pas raconter nos échanges, qui ne regardent personne, je ne voulais pas porter de jugement sur ce qui s’était passé. J’ai voulu raconter simplement la tourmente qui s’est abattue sur moi et qui est connue de tous.” Elle explique sa démarche, et commence à tracer les limites qu’elle ne franchira pas : “Donc je ne vais pas vous livrer là ce que j’ai décidé de ne pas écrire, c’est à dire les sentiments profonds que je ressentais. Ce que je peux vous dire c’est en effet que c’étaient des moments difficiles, douloureux. (…) C’était une forme de bombardement psychologique, et quand on est sous les bombardements, on court, on court et puis on se retourne après coup et on regarde ce qu’il s’est passé mais sur le moment on fait front.

Ne pas tout partager à un micro

Et quand Nicolas Demorand lui transmet la question d’un auditeur sur la colère qu’elle a pu ressentir, elle avoue avoir eu des “colères multiples“, mais elle ne détaillera pas leurs objets : “Je n’étale pas mes colères, pas plus que d’autres sentiments, c’est des choses très personnelles qui ne regardent que soi.” Quelques minutes plus tard, c’est au tour de Léa Salamé de sonder les mystères d’Anne Sinclair : “Pourtant cet homme a partagé 20 ans de votre vie, vous lui avez pardonné ?”. Pas plus de succès pour l’intervieweuse de l’année 2015, à qui Anne Sinclair répond simplement : “Ça, ça me concerne, Léa. C’est comme la colère, c’est des sentiments qui vous appartiennent et qu’on ne partage pas à un micro… Le temps a fait son travail et néanmoins, je pense ce que je pense, et je n’irai pas au delà de ce que je dis dans mon livre, et du spectre dans lequel je me suis tenue.” Et de doubler son refus d’un sourire qu’on devine au delà du masque, amical, mais ferme.

Crédits photos : Capture d’écran France Inter

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