Désinvolture ou provocation ? On sait pourquoi Melania Trump a porté sa veste "I don’t really care"

Stephanie Winston Wolkoff, l’ex-meilleure amie de la première dame américaine, a expliqué la raison de ce choix vestimentaire dans son livre Melania et moi, paru ce mardi 1er septembre.

«Melania et moi : l’avènement et la chute de mon amitié avec la première dame.» Tel est le titre du livre de Stephanie Winston Wolkoff, ex-meilleure amie de Melania Trump, paru ce mardi 1er septembre aux éditions Gallery Books. Dans son ouvrage, l’auteure revient notamment sur un épisode marquant, survenu le 21 juin 2018, lors d’une visite de la First Lady aux enfants sans-papiers, à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. L’épouse de Donald Trump arborait alors une veste Zara de couleur kaki, sur laquelle étaient inscrits les mots : «Je m’en fiche complètement. Et vous ?»

Message caché à l’adresse du président américain, désinvolture ou provocation à l’attention des médias ? Les théories allaient bon train sur les raisons de ce choix vestimentaire. Stephanie Winston Wolkoff a, depuis, apporté des éléments de réponse dans son ouvrage. L’ancienne conseillère de Melania Trump (de 2017 à 2018) affirme que, en évoquant les retombées médiatiques de l’événement avec la First Lady, cette dernière aurait éclaté de rire. Avant de rétorquer : «Je décide moi-même de ce que je porte.» Selon Stephanie Winston Wolkoff, Melania Trump aurait porté cette veste pour des raisons politiques – ce que la première dame avait déjà affirmé, en y mettant davantage de formes.

“Je les rends fous !”

«Je rends fous les libéraux ! aurait-elle confié. Vous savez quoi ? Ils le méritent !» Un peu plus tard, Melania Trump aurait poursuivi : «Certaines personnes en font trop là-dessus. Ils interprètent mes choix de tenues, mais ils ne me connaissent pas vraiment. Ils cogitent tellement que leurs têtes vont finir par exploser. Je me fiche de ce qu’ils pensent. Ils sont toujours négatifs.» La veste à 39 dollars (32,5 euros) de Melania Trump avait, à l’époque de cet événement, alimenté diverses théories.

Parmi elles, celle de Kate Bennett, correspondante de CNN à la Maison-Blanche, selon laquelle ce choix serait directement lié… à Ivanka Trump. En guise d’explication, elle indique dans son propre livre Free Melania qu’à l’époque, la première dame fulminait que sa belle-fille tire tout le bénéfice de l’assouplissement de la position du président sur l’immigration, alors que c’était visiblement elle qui avait fait faire marche arrière à son époux.

“Cela ne m’empêchera pas de faire ce que je crois être juste”

Zac Petkanas, un communicant affilié au parti démocrate, interprétait quant à lui le choix de cette veste comme une forme de mépris à l’égard des enfants auxquels Melania Trump a rendu visite. «Ce n’est pas une blague, avait-il tweeté. Melania Trump portait une veste disant: “Je m’en fiche complètement, et vous?” pour se rendre dans des centres de détention d’enfants. J’en reste sans voix.»

Melania Trump avait par la suite réagi à la polémique sur ABC News. «Il est évident que je n’ai pas porté cette veste par rapport aux enfants, avait-t-elle déclaré. Je ne l’ai portée que pour monter et descendre de l’avion. C’était un message pour les personnes et les médias de gauche qui me critiquent. Je veux leur montrer que je m’en fiche. Vous pouvez critiquer autant que vous le souhaitez, cela ne m’empêchera pas de faire ce que je crois être juste.»

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Quinze ans d’amitié

De son côté, la Maison-Blanche verrait d’un mauvais œil la parution du livre Melania et moi. Stephanie Grisham, la porte-parole de Melania Trump, a ainsi affirmé dans les colonnes de Hollywood Life que l’ouvrage était «non seulement très mégalomane, mais ne disait pas la vérité». «C’est une opération bizarre de distorsion de la vérité (…)», a-t-elle ajouté. L’auteure affirme, quant à elle, qu’elle a entretenu une amitié de quinze ans avec la First Lady.

Leur relation se serait dégradée en février 2018, après la publication d’un article du New York Times. Le quotidien révélait alors que le comité inaugural de Donald Trump avait payé Stephanie Winston Wolkoff 26 millions de dollars (21,7 millions d’euros) pour sa contribution à l’organisation de la cérémonie d’investiture de janvier 2017. Ce que la principale intéressée nie fermement, reçus à l’appui. Elle reproche par ailleurs à Melania Trump, son amie de toujours, de ne pas avoir pris sa défense. «Un Trump reste un Trump», conclut-elle, lapidaire, dans Melania et moi.

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