Le Bec, le nouveau mag féministe qui veut en finir avec le patriarcat

Un nouveau média prend son envol : il s’intitule Le Bec Magazine et fait partie des (pas si nombreux) magazines numériques féministes. Alors que les mooks aussi exigeants qu’engagés se déploient dans les librairies (on pense par exemple à La déferlante) c’est également du côté de la Toile qu’il faut chercher ces voix éveillées. Limpide et punchy, Le Bec affiche ainsi une apparence de journal et des titres qui claquent. Pour des contenus tout aussi forts par ailleurs.

Sur ce site, tribunes, témoignages et entrevues se côtoient, comme un juste équilibre entre la spontanéité et le journalisme au long cours. Mais l’on y trouve aussi de la poésie, champ créatif cruellement déserté par les revues culturelles, et pourtant si fertile en plumes militantes. Ce ne sont effectivement pas les poétesses de talent qui manquent.

Tout jeune site, ce magazine 100% numérique et 100% gratuit est né le 19 mars dernier. C’est un média bénévole et participatif (toutes les voix sont les bienvenues), aussi inclusif sur le fond que sur la forme, avec son contenu pluriel valorisant aussi bien l’écrit que la vidéo. L’idée globale ? “Mettre fin au système patriarcal, faire bouger les lignes pour aller vers plus d’égalité”, nous dit-on. Pour un monde d’après plus révolutionnaire ? Ses contributrices l’espèrent.

Un média jeune et ambitieux

Edité par une association réunissant une dizaine de bénévoles, femmes et hommes, de tout âge et horizons, Le Bec Magazine met l’accent sur l’importance d’un échange interactif, entre adelphes, par le biais de l’écriture comme de l’audiovisuel, de l’analyse et de la tribune comme de la création artistique indépendante. “L’idée est d’ouvrir le débat pour que chacune et chacun s’empare du sujet, et déboulonner ensemble le patriarcat”, nous explique encore Lise Prudhomme, coordinatrice de la revue en ligne.

Un projet éditorial qui, nous dit-on, a “hâte de trouver son lectorat”. Comme l’énonce la note d’intention, Le Bec “s’adresse à celles et ceux qui ont besoin de discuter, de partager des témoignages et des expériences, de parler du carcan où les a placés un système rigide où tout le monde n’a pas les mêmes chances et les mêmes droits”.

Une audience vaste s’il en est, en quête de résonnance et de visibilité. Et qui peut également agir dès aujourd’hui en proposant des idées de textes, vidéos ou même dessins, ou bien en aidant financièrement le site web, par le biais de dons ponctuels ou mensuels, via la plateforme dédiée et sécurisée HelloAsso. Bien utile pour un média qui ne profite d’aucune publicité. Et c’est ici que ça se passe.

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