Covid-19 : le risque de myocardite est plus élevé pour une personne contaminée non vaccinée

Le risque de myocardite a déjà été soulevé comme potentiel effet secondaire des vaccins Pfizer, principalement chez les jeunes garçons. Un argument souvent mis en avant par les “antivax”.

Mais voilà, selon une nouvelle étude des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) américains, le risque de myocardite serait plus élevé pour les personnes infectées par la Covid-19 que pour les personnes vaccinées.

Un risque 16 fois plus élevé

Après avoir analysé les données de consultations de plus de 900 hôpitaux, les CDC ont noté que le risque de myocardite était quasiment 16 fois plus élevé pour les personnes ayant été contaminées par la Covid-19 que pour celles ayant été vaccinées.

Les chercheurs ont souligné le fait que les cas de myocardites étaient 42,3% plus élevés en 2020 qu’en 2019 – ce qui correspond aux pics épidémiques identifiés.

Ce risque de myocardite touche plus souvent les hommes, généralement en dessous de 16 ans ou âgés de plus de 50 ans. Dans la majorité des cas, la myocardite était déclarée le même mois que l’infection à la Covid-19.

Si le risque de myocardite est plus fort avec une infection à la Covid-19, et varie selon l’âge, “la myocardite reste rare chez les patients, avec ou sans Covid-19”, rassure les CDC.

“Ces résultats suggèrent une association entre Covid-19 et la myocardite, bien que la causalité ne puisse être déduite de données d’observation”, prévient l’étude. Le “mécanisme” entre infection à la Covid-19 menant à une myocardite est encore “inconnu”.

Des données qui confirment celles d’une étude israélienne

Cette nouvelle étude américaine vient confirmer les résultats d’une étude israélienne publiée le 25 août dans le New England Journal of Medicine et qui s’intéresse aux effets secondaires du vaccin Pfizer.

Dans cette étude près de 885 000 personnes vaccinées avec Pfizer se sont vues attribuer un binôme non-vacciné aux caractéristiques socio-démographiques similaires. Un autre groupe composé de personnes infectées et non infectées a également été étudié en parallèle.

Les résultats montrent que le risque de myocardite est plus grand pour les personnes infectées – 11 cas sur 100 000 – que pour les personnes vaccinées non infectées – 2,7 cas sur 100 000..  

Selon ces études, la balance-bénéfice risque semble donc toujours favorable à la vaccination, surtout dans un contexte de résurgence de l’épidémie avec la présence du variant Delta.

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