VIDEO « Je ne sais pas s’il est vivant, s’il est mort » : Lucas Hernandez évoque son père, célèbre footballeur « porté disparu » dans Zone Interdite

C’est un abandon qui laisse une blessure profonde : dans un documentaire de Zone Interdite sur M6, Lucas Hernandez, footballeur français, est revenu sur le départ soudain de son père durant son enfance, toujours porté disparu aujourd’hui.

Lucas Hernandez

Un départ incompréhensible. Dans le documentaire de Zone Interdite intitulé Pères, maris et icônes du foot : les Bleus à cœur ouvert, sur M6 ce dimanche 6 juin 2021, Lucas Hernandez s’est confié sur la blessure de son enfance : le départ soudain de son père. En 1999, alors qu’il est âgé de trois ans et son petit frère, Théo Hernandez, de seulement deux ans, leur père quitte la maison, sans plus donner de nouvelles. Jean-François Hernandez, célèbre footballeur à Madrid, venait de se séparer de leur mère, et ils ne sauront jamais où il est parti. “Je n’ai jamais compris, et je ne comprendrai jamais comment [mon père] a pu partir du jour au lendemain en nous abandonnant, ma mère, mon petit-frère”, a-t-il confié à la caméra. Aucune idée de l’endroit où il pourrait se trouver : selon certains témoignages, il aurait été vu en Thaïlande il y a quelques années. “Personne ne sait rien. Il y a des gens qui disent à peu près ‘il peut être là’, mais personne ne sait rien à 100%. Alors c’est bizarre, il ne parle à personne, et je ne sais pas en ce moment s’il est vivant, s’il est mort”, lâche-t-il sans un témoignage poignant. C’est donc sa mère qui a dû s’occuper de deux enfants en bas âge, d’autant plus que le père aura laissé derrière lui des dettes.

Une mère qui donne tout pour lui

Laurence, la maman de Lucas Hernandez, s’est également confiée dans le documentaire sur cette période difficile, seule à Madrid avec ses enfants, sans bien parler espagnol et face aux dettes de son mari disparu : “Un matin, quand on s’est levé, un huissier est venu, et il nous a ditmadame, vous devez partir de la maison, elle est en saisie’“. Lucas et son frère, Théo, sont bien conscients de tout ce que leur mère a fait pour eux : “Elle a tout donné pour nous, depuis qu’on est petit, elle travaillait du matin jusqu’à l’après-midi, l’après-midi elle sortait du travail, elle venait vite nous chercher pour nous emmener à l’entraînement (…) Sa vie, c’était nous, et du coup elle, elle ne vivait pas”. Laurence conclut ainsi : “J’ai tout donné pour eux, et aujourd’hui je suis contente de moi, je suis fière“.

Ainsi, quand les deux frères ont connu du succès au foot, leur première préoccupation, ce fut leur mère : “Le jour où on a signé, Théo comme moi, on s’est dit c’est le moment que maman vive tranquille, qu’elle soit tranquille chez elle, qu’elle fasse ce qu’elle a envie de faire, elle le méritait !” Quant à son père disparu, Ophélie Meunier lui demande pour finir : “Le jour où vous êtes devenus champion du monde, est-ce que vous vous êtes posé la question si votre père regardait la télévision ?“. Il n’hésite pas une seconde avant de répondre : “Non, non, franchement, sincèrement, quand j’ai gagné la coupe du monde, le premier truc que j’avais en tête, c’était mes grands-parents qui étaient dans la tribune avec ma mère et mon oncle. J’ai ma famille, je sais qui est ma famille, s’il vient avec une explication et il repart, j’aurais aucun problème, parce que ma vie est déjà faite. Je ne le considère pas comme mon père, parce que ce qu’il a fait, c’est irréparable.

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