Procès du 13 novembre : les premiers mots choquants de Salah Abdeslam

Interrogé lors du procès des attentats du 13 novembre 2015, Salah Abdeslam s’est plaint des condition de détention dans lesquelles il est amené à vivre depuis près de six ans. “Je suis traité comme un chien”, a-t-il déclaré, entre autres, le mercredi 8 septembre 2021, d’après les informations du Figaro.

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Salah Abdeslam figure parmi les vingt personnes interrogées au cours du procès des attentats du 13 novembre 2015. Ce jour, plus 130 personnes sont mortes sous les balles et attaques suicides de huit terroristes, parmi lesquels l’homme de 31 ans. Salah Abdeslam est en détention, depuis plus de cinq ans, au sein de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Et il est incarcéré dans des conditions pour le moins spéciales. En plus d’être entouré de gardiens, Salah Abdeslam est filmé 24/24, qu’il soit dans son lit, aux WC ou encore sous la douche. Sa cellule est équipée d’un frigo et d’un réchaud et il peut accéder à un rameur et un vélo mis à disposition pour lui permettre de se dépenser.

Le mercredi 8 septembre 2021, date du début du procès des attentats du 13 novembre 2015, Salah Abdeslam a pris la parole pour confier au président que ses conditions de détentions ne lui plaisent pas. “Là-bas derrière, ça fait plus de six ans que je suis traité comme un chien“, a-t-il indiqué, d’après les informations du Figaro, avant d’ajouter : “ça fait six ans que je ne dis rien car je sais qu’après la mort je serai ressuscité et vous devrez rendre des comptes“. Des confidences qui surviennent quelques minutes après que l’audience ait été suspendue en raison d’un malaise.

Procès des attentats du 13 novembre 2015 : un des accusés fait un malaise

Parmi les accusés devant de présenter à la barre figure également Farid Kharkhach, le fournisseur des faux papiers d’identité des terroristes. Mais alors qu’il devait se faire interroger par le président, l’homme de 39 ans est pris d’un malaise provoquant ainsi la suspension de l’audience. Mais cette dernière a finalement pu reprendre près de quarante-cinq minutes plus tard.

Une occasion pour Me Albéric de Gayardon, son avocat, de “tirer la sonnette d’alarme” sur les conditions de détention et d’isolement “incompréhensible” de son client. Il a par ailleurs tenu à préciser que Farid Kharkhach “ne fait pas ça pour faire la comédie”. Et pour cause, “il n’a qu’une envie, c’est qu’on ne parle pas de lui dans cette enceinte”.

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