Pourquoi la 3e dose de vaccin n’est pas nécessaire pour tout le monde "pour le moment"

Vendredi 16 juillet 2021, la Haute autorité de la santé (HAS) donnait son avis sur une troisième injection concernant la vaccination contre la Covid-19. Comme le rapporte l’AFP, citée par Le Figaro, elle ne serait pas nécessaire pour tous pour l’instant.

  • Emmanuel Macron

Lundi 12 juillet 2021, lors de son allocution télévisée, Emmanuel Macron confirmait la nécessité d’une troisième dose du vaccin contre la Covid-19 dès le mois de septembre. “Je veux m’adresser enfin à ceux qui vaccinés les premiers, c’est à dire en janvier et février, verront prochainement leur taux d’anticorps baisser, leur immunité diminuée. Je veux ici les rassurer. Dès la rentrée, une campagne de rappel sera mise en place pour vous permettre de bénéficier d’une nouvelle injection selon le même système et dans les mêmes conditions que la ou les premières. Les rendez-vous pourront être pris dès les premiers jours du mois de septembre”, avait-il déclaré depuis le Champs de Mars, quelques jours après les recommandations sur le même sujet faites par Pfizer. De quoi interroger les Français, alors que beaucoup d’entre eux ne disposent pas d’un pass sanitaire complet (deux doses et sept jours révolus)… et alors que la plupart d’entre eux préparent les vacances d’été.

“Pas d’argument pour une 3e dose” : l’HAS s’en mêle

Mais l’heure n’est pas à la 3e dose ! Vendredi 16 juillet 2021, Le Figaro, qui citait l’AFP, écrivait que la Haute autorité de la santé (HAS) avait ainsi estimé qu’il n’y avait “pas lieu pour le moment” de vacciner une troisième fois les Français, “en dehors des plus vulnérables et des plus âgés” et en raison d’un manque de “données disponibles” : “S’il paraît très probable qu’une injection de rappel procurera effectivement un effet boost (…), les données disponibles à ce jour ne permettent pas d’évaluer précisément l’impact ni la nécessité d’un tel rappel sur la prévention des échecs vaccinaux”. La HAS “estime donc qu’il n’y a pas d’argument pour recommander l’administration d’une dose de rappel au-delà des personnes déjà ciblées par les décisions gouvernementales, et ce, quels que soient les vaccins initiaux”. Pour le département de santé publique, c’est la campagne de vaccination concernant les deux doses – et notamment chez les personnes de plus de 80 ans – qui reste prioritaire.

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