Les masques "respirants" d'Uniqlo sont arrivés en France

Pris d’assaut par les clients, les masques de protection “respirant” de la marque Uniqlo ont fait furreur au Japon. Ils arrivent en France avec la même promesse : allier confort et filtrage.

Rendu indispensable depuis le début de la crise sanitaire, le masque de protection est aussi devenu un accessoire bankable pour les marques de mode qui sont désormais nombreuses à commercialiser ce petit bout de tissu. L’enseigne Uniqlo a elle aussi investi le créneau avec un modèle d’abord vendu au Japon, puis en France et en Europe depuis le 5 octobre dernier.

Ce masque de protection est conçu avec la technologie AIRism, déjà utilisée pour les sous-vêtements de la marque japonaise. Il est doté d’un filtre à particule haute performance qui permet de rester au sec même quand il fait chaud. Sa particularité consiste à évacuer l’humidité, à dégager la chaleur et à absorber la sueur tout en conservant un toucher lisse et soyeux pendant plusieurs heures. Sa maille brevetée protège également des rayons ultraviolets qu’elle filtre à 90 %. De quoi assurer un grand confort à son utilisateur. À son lancement au Japon, le 19 juin, ce masque qui garde 95 % de son efficacité jusqu’à 20 lavages, a suscité un tel engouement que les stocks ont été épuisés en quelques heures. Les clients japonais s’étaient rués dans les points de vente pour s’en procurer un.

De longues files d’attente se sont étirées à l’extérieur des magasins de l’enseigne. Également pris d’assaut, l’e-shop a vu son site vaciller à plusieurs reprises face à une demande frénétique. Pour tenter de répondre à tout le monde, Uniqlo n’avait alors donné la possibilité d’acheter qu’un seul exemplaire par taille (soit trois par personne), vendu 990 yens (soit 8,20 euros). En France, les masques sont vendus par pack de trois, au prix de 12, 90 euros. Trois tailles sont disponibles : S pour les enfants, M pour les adultes ayant un petit visage ou fin et un L qui répond aux standards européens.

N’ayant aucune expertise dans la fabrication des masques, le géant japonais avait d’abord annoncé qu’il n’en vendrait pas. «Nous allons faire des dons de vêtements pour lutter contre le coronavirus plutôt que de fabriquer des masques», expliquait en avril Tadashi Yanai, PDG d’Uniqlo, dans le quotidien économique Nikkei. C’était sans compter sur l’insistance des fans de l’enseigne, nombreux à avoir réclamé à Uniqlo de changer d’avis. Le média japonais précise que certains n’ont pas hésité à envoyer des e-mails. D’autres à solliciter la marque sur les réseaux sociaux ou encore à écrire des lettres manuscrites pour convaincre le dirigeant. Lequel a finalement entendu ses clients en lançant un modèle breveté.

*Cet article, initialement publié le 30 juin 2020, a fait l’objet d’une mise à jour.

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