Précarité menstruelle : Les protections périodiques seront gratuites dans les universités à la rentrée

La Ministre de l’Enseignement Supérieur a annoncé ce mardi 23 février, lors d’une rencontre avec des étudiants de Poitiers, que les protections périodiques seraient gratuites dans les universités et les résidences Crous, à compter de septembre prochain. 

En novembre 2020, l’Ecosse a rendu l’accès aux protections périodiques gratuit. Une mesure inédite en Europe qui n’avait pas manqué d’interpeller la plupart des Français vis-à-vis de la précarité menstruelle, Emmanuel Macron ayant promis une réponse quant à la gratuité des protections hygiéniques en France en 2021. Si le Président de la République s’était gardé il y a quelques mois de donner des directives précises et définitives sur le sujet, la Ministre de l’Enseignement Supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé ce mardi 23 février que les protections périodiques seraient gratuites dans les universités ainsi que dans les établissements du Crous à compter de septembre prochain.

Dans l’enseignement supérieur, la précarité menstruelle concernerait 1 personne sur 3. Avec les organisations étudiantes nous travaillons à mettre en œuvre de nouveaux dispositifs pour répondre à cet enjeu. pic.twitter.com/Z42agdTxvS

Ayant rappelé que “la question des étudiants était une priorité”, la Ministre de l’Enseignement Supérieur a affirmé que la mise en place de telles mesures sanitaires nécessiterait l’installation de 1500 distributeurs gratuits dans les résidences étudiantes ainsi que dans les services de santé universitaires. Cette décision qui s’appliquera à un niveau national fait suite aux annonces de Marlène Schiappa au sujet de la gratuité des protections hygiéniques pour les femmes en situation de précarité mais aussi aux initiatives prises à un niveau local sur certains campus. Toutefois, bien que ces mesures s’inscrivent dans la lutte globale contre la précarité étudiante, plusieurs associations jugent ces actions encore insuffisantes. En dépit du fait qu’Emmanuel Macron ait annoncé la création d’un “chèque psy” pour les étudiants et la mise en place de deux repas par jour à un euro dans les restaurants universitaires, l’UNEF (Union nationale des étudiants de France) réclame l’augmentation des bourses ainsi que des aides personnalisées s’agissant des APL. Des mesures qui s’inscriraient dans un plan d’urgence de 1,5 milliard d’euros, l’épidémie de corovanirus ayant lourdement impacté les ressources et la santé mentale des étudiants Français.

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