Pandémie de Covid-19 : 6 nouvelles encourageantes qui donnent de l’espoir

Effets de la vaccination, retour à la vie “normale” dans certains pays, arrivée des autotests… L’épidémie de Covid-19 n’est pas uniquement rythmée par des nouvelles inquiétantes. On fait le point sur les informations rassurantes qui donnent un peu d’espoir.

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Qu’il s’agisse des nouvelles mesures restrictives dans 16 départements ou de l’apparition de nouveaux variants du Sars-CoV-2, les informations moroses concernant l’épidémie Covid-19 ne sont pas rares. Des nouvelles rassurantes ou prometteuses permettent néanmoins d’avoir un peu d’espoir.

Les premiers effets de la vaccination se font sentir en France

6.191.666. C’est le nombre de personnes qui ont reçu une première injection de vaccin contre la Covid-19 dans l’Hexagone. 2.446.599 Français ont également pu bénéficier d’une seconde dose de sérum anti-Covid. Les premiers à avoir été vaccinés dès le mois de décembre 2020 sont les résidents des Ehpad et des unités de soins de longue durée (USLD). Trois mois plus tard, les effets de la vaccination se font sentir sur cette catégorie de la population. Dans son point épidémiologique du 18 mars, Santé Publique France indique que “les taux d’incidence, d’hospitalisations et d’admissions en réanimation ont nettement diminué chez les personnes de 75 ans et plus, traduisant l’impact du niveau de couverture vaccinale atteint dans ce groupe d’âge”.

L’Agence nationale de santé publique note cependant que parallèlement, le nombre de personnes âgées de 15-74 admis en réanimation a augmenté Un phénomène qui pourrait être lié à la souche anglais du Sars-CoV-2, désormais majoritaire sur le territoire français. Santé Publique France émet ainsi “l’hypothèse d’une possible augmentation de la sévérité de la maladie chez l’adulte, en particulier l’adulte jeune, liée à la diffusion du variant 20I/501Y.V1 (UK), sans impact visible à ce stade sur la mortalité”.

La vie reprend “normalement” dans certains pays

Le professeur Alain Fischer, président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale l’a annoncé ce lundi 22 mars sur BFMTV-RMC : en France, le retour à la vie normale pourrait avoir lieu “à l’été, automne”.

A l’étranger, certains pays voient déjà la situation s’améliorer. C’est notamment le cas en Israël : après trois confinements, le pays a rouvert ses lieux publics, comme ses bars et ses restaurants. Un changement rendu possible par la vaste campagne de vaccination mise en place dans le pays, où un habitant sur deux a été vacciné. Pour se rendre dans les lieux publics, les Israéliens doivent néanmoins présenter un “passeport vert”, autrement dit un certificat de vaccination ou de guérison.

Au Royaume-Uni, un adulte sur deux a également pu bénéficier du vaccin. Une stratégie qui a permis de faire baisser le nombre de contaminations, d’hospitalisations et de décès, dans ce pays qui a lui aussi connu trois confinements. En février dernier, le Premier ministre britannique Boris Johnson avait ainsi expliqué qu’il ambitionnait un retour à la quasi-normale pour l’été.

En Chine, aucun décès n’a été enregistré entre le mois de mai 2020 et de janvier 2021. Pourtant, le taux de vaccination est faible : environ 4% de la population a pu bénéficier du sérum anti-Covid. Pour parvenir à ce résultat, le gouvernement a adopté une stratégie particulièrement stricte : au moindre cas détecté, les villes sont mises sous cloche. Un système de QR code a également été mis en place afin de contrôler les déplacements des habitants, d’identifier les cas contact, d’isoler les malades et d’autoriser l’accès aux lieux publics.

Un nouveau vaccin anti-Covid arrive bientôt en France

Un quatrième vaccin sera bientôt disponible en France : le sérum Janssen du laboratoire américain Johnson & Johnson. Le 11 mars, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a donné son feu vert à ce nouveau sérum. Son arrivée en France et en Europe “est prévue à partir de la mi-avril. D’ici la fin de l’été, nous pourrons honorer l’essentiel de l’accord de livraison de 200 millions de doses que nous avons signé avec l’Union européenne”, a précisé dans le JDD Paul Stoffels, directeur scientifique de Johnson & Johnson.

Ce vaccin a une particularité : il ne nécessite qu’une seule dose. Quid de son efficacité ? Dans un communiqué, Johnson & Johnson a annoncé que son vaccin est “efficace à 66 % dans la prévention de la Covid-19 modérée à sévère, 28 jours après la vaccination”. Il serait néanmoins efficace à 85% contre les formes graves de la maladie.

La vaccination des femmes enceintes pourrait immuniser les bébés

C’est une étude qui n’a pas encore été validée par ses pairs mais qui est porteuse d’espoir : la vaccination contre la Covid-19 des femmes enceintes pourrait conférer une immunité à leurs bébés. Pour les besoins de ces travaux publiés dans la revue de pré-publication scientifique medRxiv, des chercheurs israéliens et américains ont suivi 20 femmes enceintes prises en charge au centre médical Hadassah à Jérusalem (Israël). Grâce aux prélèvements réalisés, ils ont constaté que toutes les volontaires ainsi que leurs bébés avaient des anticorps contre le Sars-CoV-2. Des résultats qui restent néanmoins à confirmer au vu du petit échantillon de patientes suivies dans le cadre de ces recherches.

De nouveaux traitements autorisés en France

Le 15 mars, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a autorisé l’utilisation de deux bithérapies composées d’anticorps monoclonaux pour traiter la Covid-19. “Ces anticorps monoclonaux sont conçus pour cibler spécifiquement la protéine S située à la surface du SARS-CoV-2, neutralisant ainsi la capacité du virus à se fixer et à pénétrer dans les cellules humaines”, a expliqué l’ANSM dans un document. L’objectif ? Prévenir les risques de formes graves de Covid-19 chez les personnes vulnérables.

Cependant, certains experts restent prudents face aux anticorps monoclonaux et pointent du doigt le manque de preuves concernant leur efficacité. “Des données préliminaires issues des études cliniques suggèrent un intérêt de ces traitements dans la prise en charge des personnes à haut risque d’évolution vers une forme grave de la Covid-19, quand ils sont administrés au tout début de la maladie”, indique néanmoins l’ANSM.

Les autotests vont faciliter le dépistage de la Covid-19

Pour compléter le dispositif de dépistage de la Covid-19 proposé en France, la Haute Autorité de Santé a donné son feu vert, mardi 16 mars, au déploiement des autotests antigéniques sur prélèvement nasal en France. Elle précise dans un communiqué que leur “déploiement pourrait élargir encore la palette des outils disponibles pour le repérage et l’isolement des personnes infectées par le SARS-CoV-2”. Un moyen supplémentaire de lutter contre la propagation du virus.

Comment ces autotests pourront-ils être utilisés ? La HAS recommande leur utilisation “dans le cadre d’un dépistage itératif ciblé à large échelle en alternative aux TDR/TROD antigéniques sur prélèvement nasopharyngé ou nasal” ainsi que “dans le cadre d’une utilisation restreinte à la sphère privée (par exemple, avant une rencontre avec des proches…)”, est-il précisé dans le communiqué.

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