L’État de New York va sanctionner les gynécologues pratiquant les tests de virginité

L’État vient d’affirmer sa volonté de sanctionner les gynécologues qui continueraient à pratiquer ce genre d’examen destiné à dire aux parents si l’hymen de leur enfant est toujours en place…

Au mois de novembre dernier, le rappeur américain T.I. provoquait l’indignation des internautes en avouant qu’il obligeait sa fille de 18 ans, Deyjah Harris, à passer des tests de virginité. Chaque année, le papa de 39 ans lui imposerait en effet une visite chez le gynécologue pour s’assurer que son hymen est toujours intact. Une règle mise en place par le père de famille depuis le seizième anniversaire de la jeune femme. “Je lui dis ‘écoutez docteur, ma fille de monte pas à cheval, elle ne fait pas de vélo, elle ne fait pas de sport. Vérifiez l’hymen, s’il-vous-plaît, et donnez-moi mes résultats rapidement“, déclarait-il dans le podcast. Des propos tellement aberrants que le rappeur s’était immédiatement attiré les foudres des internautes. Tous dénonçaient notamment le comportement complètement arriéré du rappeur, qu’ils n’ont d’ailleurs pas hésité à qualifier de “dégoûtant, possessif et intrusif“. L’homme s’était défendu en affirmant qu’il avait exagéré ses propos. Celui-ci avait alors fini par s’excuser face caméra auprès de sa fille pour l’avoir embarrassée publiquement.

L’Etat de New York passe à l’attaque

Parce que les parents n’ont absolument pas le droit de s’immiscer ainsi dans la vie intime de leur enfant, l’Etat de New York vient d’affirmer sa volonté de sanctionner les gynécologues qui continueraient à pratiquer ce genre d’examen destiné à dire aux parents si l’hymen de leur fille est toujours en place. Le texte de loi, qui est en passe d’être voté, prévoit d’ailleurs de lourdes sanctions pour les médecins qui acceptent de telles pratiques. Ils s’exposent également à des poursuites judiciaires sans précédent. “Ces examens constituent une violation des droits des femmes et des filles. Dans les cas de viol, ils peuvent également causer des douleurs supplémentaires et reproduire les violences sexuelles qui ont eu lieu, ce qui amène la patiente à revivre les événements, à subir un nouveau traumatisme et à être de nouveau victime“, peut-on lire sur une note accompagnant le texte de loi en question. Cette note précise également que la virginité n’est pas un terme médical, mais une “construction sociale, culturelle et religieuse, représentative de la discrimination que subissent les femmes et les filles”.

Le rappeur américain T.I. vérifie chaque année que l’hymen de sa fille est intact

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