Les coulisses de l’épisode spécial Noël de « Fais pas ci, fais pas ça »

  • Les Bouley et les Lepic reviennent pour un épisode spécial Noël diffusé ce vendredi sur France 2.
  • Dans cet épisode de 110 minutes, intitulé « Y aura-t-il Noël à Noël ? », les Lepic veulent rompre avec la sacro-sainte tradition du réveillon tandis que les Lepic veulent un Noël écoresponsable.
  • Comment se sont passées les retrouvailles ? Réponse avec l’équipe de « Fais pas ci, fais pas ça ».

Après trois ans d’absence, les Bouley et les Lepic sont de retour ! « Un petit cadeau de Noël aux téléspectateurs en fin d’année », selon Anne Holmes, directrice de la fiction de France Télévisions. Dans cet épisode spécial de 110 minutes de Fais pas ci, fais pas ça, intitulé « Y aura-t-il Noël à Noël ? », diffusé ce vendredi à 21h05 sur France 2, le couple catho Fabienne et Renaud Lepic (
Valérie Bonneton et
Guillaume de Tonquédec) veulent déroger à la sacro-sainte tradition : ils ne fêteront pas Noël avec leurs enfants parce que Fabienne a gagné un voyage à Las Vegas pour assister à un show de Céline Dion.

De leur côté, le couple bobo Valérie et Denis Bouley (Isabelle Gélinas et Bruno Salomone) veulent imposer à leur progéniture un Noël écoresponsable. Evidemment, les enfants des deux couples ne l’entendent pas de cette oreille… Les coulisses de ces retrouvailles exceptionnelles.

« Dès qu’on a su qu’on allait arrêter la série, on s’est demandé comment on allait faire pour se retrouver », confie Guillaume de Tonquédec lors d’une conférence de presse virtuelle. « On s’est demandé comment on allait réussir à réunir tout le monde au même moment ? », explique Anne Holmes.

« J’ai eu l’impression de n’avoir jamais quitté le personnage »

Un challenge réussi pour des retrouvailles « très agréables et très émouvantes », selon Guillaume de Tonquédec. « C’était une grande joie, j’ai eu l’impression de n’avoir jamais quitté le personnage », confirme Valérie Bonneton. « C’était comme si on s’était quittés deux jours avant et c’était joyeux », estime Isabelle Gélinas. « On a vraiment eu l’impression de voir une famille qui se retrouve », raconte le réalisateur et scénariste Michel Leclerc.

La principale difficulté a été de refaire à l’identique les maisons des deux familles. « Entre-temps, il y avait de nouveaux propriétaires dans les maisons qui avaient complètement redécoré à leurs goûts », explique Michel Leclerc. La cuisine des Lepic par exemple n’était plus une cuisine. « En termes de décoration, ça a été compliqué », estime le réalisateur.

« Notre crainte était de sortir de l’ADN de la série »

« Notre crainte était de sortir de l’ADN de la série, de trahir les téléspectateurs et nous-mêmes en ne faisant pas du Fais pas ci, fais pas ça comme on l’aime », explique Guillaume de Tonquédec. Selon Michel Leclerc, l’essence de la série repose sur trois éléments : tout d’abord, « l’opposition entre les Bouley et les Lepic », ensuite, « le rapport aux enfants » et enfin « être poreux à ce qui se passe dans la société ».

« Michel a réussi à intégrer tout ce qui se passe depuis trois ans : la place de la femme, #MeToo avec [le personnage de Christiane Potin joué par] Isabelle Nanty, l’écologie, la question du genre, et le Covid », félicite Guillaume de Tonquédec. « L’idée géniale est que cet empêchement des fêtes de Noël vient du jeu-concours avec Céline Dion et n’est pas frontal avec la crise du Covid », salue Valérie Bonneton.

« Quand il y a angoisse, il y a matière à comédie »

Le développement de cet épisode spécial a commencé il y a un an. « Au fil de l’écriture, on est entré dans cette crise sanitaire. Et quand il y a angoisse, il y a matière à comédie », raconte Michel Leclerc. La crise sanitaire est traitée avec humour au travers le personnage d’Eliott : « Il est déjà angoissé de sortir et a peu de tout, et ce même avant l’épidémie », commente Michel Leclerc.

Sur le tournage, un consultant était présent pour veiller au respect des gestes barrières. « Le plaisir de jouer était encore plus fort. On avait conscience d’être archiprivilégiés de pouvoir créer de quelque manière que ce soit. Écrire ou jouer en ce moment, c’est une chance extraordinaire », confie Valérie Bonneton.

Mais tout ne tourne pas autour de la crise sanitaire dans cet épisode spécial. « On s’est posé plein de questions : les comédiens doivent-ils porter un masque quand ils jouent ? On a finalement choisi une solution mixte : le Covid est présent et on en parle, mais il ne prend pas autant la tête qu’à nous tous », explique le scénariste.

« Les codes de la série et des films de Noël »

L’équipe a souhaité « faire un feel good movie », où « les gens s’engueulent, parlent des sujets qui fâchent mais qui font rire », détaille Michel Leclerc. « On a vraiment joué avec les codes de Fais pas ci, fais pas ça et ceux des films de Noël. Et dans ces films, il y a des chansons et de la magie, on avait envie d’aller vers ça », ajoute la productrice Fanny Rondeau.

« Mon influence principale était Astérix et Obélix. Fais pas ci, fais pas ça est une espèce de village gaulois où tout le monde se balance des poissons pas frais à la gueule, et en même temps, il y a cette tendresse et cette bienveillance les uns vis-à-vis des autres », renchérit Michel Leclerc.

« J’ai pleuré comme une Madeleine »

Cet épisode spécial a un petit air de comédie musicale, notamment grâce aux reprises de Céline Dion par Valérie Bonneton et au retour la chanson culte de la série, Medusor. « Au départ, il y avait l’idée de Céline Dion et de ce jeu-concours et je me suis dit : “il faut en faire quelque chose, si je ne chante pas Céline Dion aujourd’hui, je le chanterai jamais” », rit Valérie Bonneton.

L’épisode spécial se conclut avec une chanson des enfants pour les parents. « On n’a pas vu les répétitions du chant des enfants. Ce qu’on ressent, on l’a pris en pleine figure, c’était très drôle et très émouvant à la fois », souligne Guillaume de Tonquédec. « J’ai pleuré comme une Madeleine », confie Valérie Bonneton. Les Lepic et les Bouley sont-ils prêts à remettre à nouveau le couvert après ce téléfilm ? « On ne s’interdit rien », conclut la productrice Fanny Rondeau.

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