Ebola : 80 femmes et filles abusées sexuellement par des employés de l'OMS

L’organisation s’est excusée auprès des victimes et a promis de lourdes conséquences.

En octobre 2020, une commission d’enquête a été lancée concernant des abus et violences sexuels infligés par des employés de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en République démocratique du Congo (RDC) dans le cadre de la riposte à Ebola entre 2018 et 2020. La commission a examiné 80 cas de femmes et de jeunes filles âgées de 13 à 43 ans et a identifié 21 employés. Des abus sexuels qui ont été commis par des membres du personnel de l’OMS locaux mais aussi internationaux. Selon le rapport, 29 grossesses ont eu lieu suite aux viols, et certains auteurs ont insisté pour que les femmes avortent. Mardi, le directeur de l’organisation a pris la parole.

21 membres de l’OMS ont abusé sexuellement de femmes en RDC, dont certaines âgées de 13 ans.29 filles sont tombées enceinte, la plupart ont dû avorter de force…60 autres membres contractés par l’OMS sont aussi cités parmi les potentiels violeurs…https://t.co/dy7pADVyNH

#Genève : je présente aux États membres de l’#OMS le rapport final de la Commission indépendante pour l’examen des allégations d’exploitation et d’abus sexuels dans le cadre de la réponse à la 10è épidémie de la maladie à virus Ebola en République démocratique du #Congo (#RDC). pic.twitter.com/ZrP6bRczOY

Mardi dernier, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a commenté le rapport publié par l’organisation et a présenté ses excuses. « La première chose que je veux dire aux victimes (…) est que je suis désolé », a-t-il déclaré. « Ce qui vous est arrivé ne devrait jamais arriver à personne. C’est inexcusable. Ma priorité absolue est de m’assurer que les auteurs ne soient pas excusés, mais qu’ils rendent des comptes », a ajouté Tedros Adhanom Ghebreyesus lors de son discours. « En tant que directeur général, (…) j’assumerai personnellement la responsabilité d’apporter les changements nécessaires pour éviter que cela ne se reproduise à l’avenir », a-t-il assuré en promettant des « conséquences sévères » aux responsables.

« But we must act immediately, and we will, in three areas:1️⃣ support, protection and justice for the victims and survivors2️⃣ actions to address management and staff failures;3️⃣ wholesale reform of our structures and culture »[email protected]

Source: Lire L’Article Complet