Covid-19 à l'école : que faire si mon enfant est cas contact ?

Les vacances de printemps sont terminées et les élèves de maternelle et de primaire ont d’ores et déjà repris le chemin de l’école. Une rentrée pas comme les autres puisqu’un nouveau protocole sanitaire a été instauré pour limiter la propagation du Sars-CoV-2. Que faire si mon enfant est cas contact ? On fait le point.

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Ce lundi 26 avril était marqué par le retour en classe des élèves de maternelle et de primaire. Le 3 mai prochain, les collégiens et les lycéens leur emboîteront le pas. Pour encadrer ce retour à l’école après la fermeture des établissements scolaires pendant trois semaines et limiter la circulation du coronavirus, un nouveau protocole sanitaire a été mis en place.

Les lycéens reprendront ainsi le chemin de leurs établissements scolaires en demi-jauge. Dans le même temps, le dépistage de la Covid-19 sera généralisé : les élèves de plus de 15 ans pourront bénéficier, à partir du 10 mai, d’un autotest par semaine. C’est aussi le cas des enseignants, qui recevront deux autotests chaque semaine. Les tests salivaires continueront à être utilisés pour les élèves de l’école élémentaire.

Autre nouveauté : un seul cas de coronavirus entraîne désormais la fermeture de la classe pour une durée de sept jours. L’élève testé positif à la Covid-19 est quant à lui isolé pendant 10 jours minimum. Lorsqu’un cas de Covid-19 est identifié, tous les autres élèves de la classe sont considérés comme cas contact à risque.

Comment définit-on un cas contact à l’école ?

Un cas contact est une personne qui a partagé le même lieu de vie qu’un individu positif à la Covid-19, eu un contact direct en face-à-face, à moins d’un mètre et quelle que soit la durée avec un cas positif, ou encore partagé un espace confiné pendant au moins 15 minutes avec une personne touchée par le coronavirus. Et ce, en l’absence de mesures de protection efficaces pendant toute la durée du contact.

Dans le cadre scolaire, tous les élèves d’une classe dans laquelle une personne a été testée positive à la Covid-19 sont considérés comme des cas contact. Le processus de contact tracing doit déterminer si les enseignants ou des élèves d’autres classes doivent également être considérés comme des cas contact, notamment au regard du respect des gestes barrières.

Cas contact : maternelle, collège… Le point sur les particularités

Il existe des particularités dans la définition des cas contacts en fonction du niveau d’enseignement (maternelle, primaire, collège ou lycée) ou encore de la personne contaminée (enseignant ou élève).

En maternelle, par exemple, l’apparition d’un cas de Covid-19 parmi les enseignants n’implique pas que les élèves de la classe soient considérés comme contacts à risque si tant est que l’enseignant portait un masque ayant un niveau de filtration de 90 %. De même, l’apparition d’un cas de coronavirus chez les élèves n’implique pas que les enseignants soient considérés comme cas contact si ces derniers portaient un masque ayant un niveau de filtration de 90 %.

Quid en primaire, au collège et au lycée ? “Le port du masque étant obligatoire tant pour les personnels que pour les élèves dans tous les espaces et en particulier dans les salles de classe, l’apparition d’un cas confirmé parmi les enseignants n’implique pas automatiquement que les élèves soient considérés comme des contacts à risque”, peut-on lire sur le site de l’Éducation nationale.

Ecole : que faire si mon enfant est cas contact ?

Lorsque des élèves ou des enseignants sont identifiés comme cas contact, ils doivent immédiatement réaliser un test antigénique. “Un résultat négatif ne lève pas la mesure d’isolement de la personne contact”, précise l’Éducation nationale. La classe est fermée pendant sept jours et les cas contact doivent donc s’isoler pendant ce laps de temps.

Pour pouvoir retourner à l’école, les cas contact de plus de 6 ans asymptomatiques doivent réaliser un test PCR après sept jours d’isolement à compter du dernier contact avec le cas positif. Les parents doivent attester sur l’honneur de la réalisation de ce test de dépistage et de son résultat négatif. “En l’absence d’une telle attestation, l’éviction scolaire de l’élève sera maintenue jusqu’à la production de cette attestation ou à défaut pour une durée maximale de 14 jours”, peut-on lire sur le site de l’Éducation nationale. Pour les élèves de maternelle, la réalisation d’un test salivaire est recommandée, mais elle n’est pas obligatoire.

Dans tous les cas, le retour à l’école se fait sous réserve du respect strict des mesures barrières pendant sept jours, qui inclut le port rigoureux du masque pour les enfants de plus de 6 ans.

Source : le site de l’Education nationale

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