Vaccination de Nicolas Sarkozy à 66 ans : ces questions soulevées

La première dose de vaccin administré à Nicolas Sarkozy contre le Covid-19 divise. Si certains dénoncent un passe-droit, d’autres nuances, alors que les antécédents médicaux de l’ancien président ne sont pas connus.

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  1. Nicolas Sarkozy

Depuis les révélations de L’Express sur la vaccination de Nicolas Sarkozy, les esprits s’échauffent. Le mois dernier, l’ancien président a été vacciné contre le Covid-19 à l’hôpital militaire de Percy situé à Clamart, dans les Hauts-de-Seine. Une prise en charge qui passe mal, alors qu’il ne fait a priori pas partie des patients prioritaires, puisqu’il est âgé de 66 ans. Les personnes âgées de moins de 75 ans, sauf celles présentant des pathologies à risque, ne sont en effet pas concernés pour le moment par la vaccination. Si le principal intéressé et son entourage n’ont pas réagi, cette vaccination soulèvent plusieurs questions, notamment celle des antécédents médicaux de l’ex-président.

Dans son livre intitulé Le temps des tempêtes, Nicolas Sarkozy avait notamment révélé avoir été opéré d’un phlegmon à la gorge, une infection aiguë et très douloureuse des amygdales, seulement trois jours après son divorce avec Cécilia. Une intervention gardée secrète pendant des années… Impossible de connaître les détails sur la santé de l’époux de Carla Bruni, qui pourrait donc avoir gardé certains éléments confidentiels. “Il en va de Nicolas Sarkozy comme de n’importe quel Français : il a le droit au secret médical, je n’ai pas à en connaître“, a récemment affirmé le ministre de la Santé Olivier Véran pour balayer la polémique, comme l’a rapporté le Huffington Post.

“Une polémique inutile” ?

Si pour certains Nicolas Sarkozy a bénéficié d’un passe-droit, d’autres dénoncent une curiosité mal placée. “Il n’y a qu’en France pour voir ce genre de polémique inutile. Qu’un ancien président de la République se fasse vacciner un peu avant les autres, ça change quoi? Et ça regarde qui ?“, déplore un ancien ministre, selon des propos rapportés par Le Parisien. Patrick Mignola, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale, a quant à lui tranché dans le quotidien : “Franchement, on peut aussi se dire la vérité : un président de la République, un Premier ministre, un président de l’Assemblée, un ancien chef d’Etat ne sont pas des personnalités comme les autres. Il faut arrêter de céder à la démagogie dans l’égalitarisme“.

Crédits photos : Bruno Bebert / Bestimage

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