Muriel Robin : les lettres glaçantes de femmes victimes de violences conjugales qu’elle reçoit

Dans une interview accordée à 7sur7, Muriel Robin s’est confiée sur son combat contre les violences conjugales, et notamment sur les lettres glaçantes de victimes qu’elle reçoit. De quoi ébranler la comédienne.

Samedi 23 novembre, Muriel Robin était au cœur de la manifestation contre les violences sexuelles et sexistes, organisée à Paris sous l’impulsion de plusieurs associations féministes. Très engagée contre les violences conjugales, elle a même interpellé Emmanuel Macron sur le sujet. Pour autant, la comédienne qui a joué Jacqueline Sauvage (condamnée pour avoir tué son mari qui la battait, avant d’être graciée par François Hollande) ne souhaite pas s’engager dans la politique. Elle préfère soutenir les associations féministes. « La politique, ce ne sera pas dans cette vie », explique Muriel Robin dans une interview accordée à 7sur7. « C’est drôlement attirant mais j’ai choisi d’aider les gens autrement. En m’engageant, quelque part, je fais déjà de la politique. On peut changer le monde quand on a des convictions. »

Muriel Robin ébranlée par les lettres de femmes victimes de violences conjugales qu’elle reçoit

Muriel Robin utilise donc sa notoriété au service de cette cause qui lui tient à cœur. « J’ai dit aux associations que je serais porteuse de leurs voix. Quand je suis à une manifestation, les chaines de télévision aussi. Quand je parle, on m’écoute. Et tant mieux, c’est le jeu », continue l’humoriste, prête à « aller voir Macron » s’il le fallait. Elle aimerait également s’engager pour d’autres causes – « les enfants, les paysans qui gagnent 300 euros par mois et qui finissent par se pendre » – mais, émotionnellement, cela demande beaucoup d’implication. « J’y suis trop allée plus jeune et j’ai fait un burn-out. Faut faire attention à soi, se protéger. Surtout que les violences conjugales, quand on a trop le nez dedans, la nuit… », dit-elle avant de faire un silence.

Très impliquée, Muriel Robin est forcément touchée par les femmes qu’elle rencontre, par les histoires qu’elle entend… et par les lettres qu’elle reçoit. « Les courriers que je reçois, c’est pas de la rigolade. Entre celle qui s’est fait jeter par la fenêtre, celle qui vous appelle à l’aide. On ne peux pas s’investir partout », regrette la compagne d’Anne Le Nen.

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