« Le couperet tombera » : Anne Hidalgo avertie sur son avenir politique

Rien n’est encore officiel, mais Anne Hidalgo semble confirmer ses ambitions présidentielles : lundi, la maire de Paris rassemble ses soutiens pour ébaucher de nouvelles propositions. Le nouveau signe d’une candidature, même si le chemin risque d’être semé d’embûches, comme le prédisent certains membres du PS.

Doit-on y voir un nouveau pas vers une candidature pour 2022 ? Loin d’être en vacances en ce début d’été, Anne Hidalgo semble accélérer dans la course à l’Elysée : ce lundi 12 juillet, elle réunit plusieurs centaines d’élus de gauche à Villeurbanne pour travailler sur des questions jugées prioritaires (pouvoir d’achat, logement, santé et transition écologique…). Ce qui s’apparente surtout à l’ébauche d’un programme de campagne pour la maire de Paris, dont les ambitions présidentielles ne sont plus qu’un secret de polichinelle. “Elle veut se poser comme une alternative au duel trop hâtivement installé entre Le Pen et Macron“, confirme un proche au Parisien.

S’il fait peu de doutes qu’Anne Hidalgo se lancera – le quotidien évoque une déclaration de candidature officielle en septembre ou octobre – on lui promet toutefois une campagne faite de nombreux obstacles. A commencer par les sondages : la maire de Paris n’est qu’à 6 ou 7% des intentions de vote, un score qui inquiète le PS. Résultat, certains comme l’ex-ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll ou Hélène Geoffroy réclament l’organisation d’une primaire. Refus d’Anne Hidalgo et du premier secrétaire du parti Olivier Faure, avec qui ses positions se sont récemment rapprochées. “Pour le moment, Olivier Faure n’a pas le choix. Il soutient Anne Hidalgo car il n’y a aucune personnalité socialiste qui émerge, analyse un élu PS. Mais si en septembre ou octobre elle ne décolle pas dans les sondages, alors le couperet tombera“, avertit-il.

Ils pourraient prendre la place d’Anne Hidalgo en 2022

Des prétendants pour incarner le PS en 2022 se préparent au cas où, comme Arnaud Montebourg. “Croyez surtout dans ma détermination, s’il le faut et le moment venu, à prendre avec la liberté absolue et l’esprit de sérieux que vous connaissez, la responsabilité d’une candidature à la présidentielle l’année prochaine”, a récemment rappelé l’ex d’Audrey Pulvar, dont l’échec aux régionales a été vu comme une épine dans le pied d’Anne Hidalgo. Carole Delga est également citée, même si la présidente de la région Occitanie se défend de toute ambition présidentielle. Autre test à venir pour la maire de Paris : la désignation d’un adversaire écolo après la primaire organisée en septembre. Preuve que la rentrée s’annonce très chargée pour la future candidate.

Crédits photos : Berzane Nasser/ABACA

Autour de

Source: Lire L’Article Complet