"J'étais en train de perdre mon deuxième enfant" : Meghan Markle évoque sa fausse couche dans une tribune

La duchesse de Sussex a évoqué la perte de son second enfant dans une tribune publiée par le New York Times, ce mercredi 25 novembre. Une fausse couche qui serait survenue par un matin de juillet, alors qu’elle s’occupait de son fils Archie.

«C’était un matin de juillet qui avait commencé de manière aussi ordinaire qu’un autre jour», a-t-elle débuté. Dans une tribune publiée sur le site du New York Times, ce mercredi 25 novembre, et intitulée «Nos pertes communes», Meghan Markle a révélé avoir subi une fausse couche durant l’été. Un événement qui serait survenu alors qu’elle prenait soin de son fils Archie Mountbatten-Windsor, âgé d’1 an.

Ces confidences poignantes constituent un témoignage rare de la part d’un membre de la famille royale, la reine d’Angleterre n’ayant jamais évoqué sa vie privée en 68 ans de règne. «Après avoir changé la couche d’Archie, j’ai ressenti une violente douleur, relate Meghan Markle. Je me suis assise sur le sol, avec mon fils dans les bras, en fredonnant une berceuse pour nous calmer tous les deux, cet air joyeux produisant un contraste frappant avec mon impression que quelque chose n’allait pas.» Avant d’ajouter : «Je savais, comme je serrais dans mes bras mon premier enfant, que j’étais en train de perdre le second.»

“Perdre un enfant”, un “chagrin presque insupportable”

La duchesse de Sussex raconte s’être retrouvée quelques heures plus tard dans un lit d’hôpital, main dans la main avec le prince Harry. «Je sentais la moiteur de sa paume et j’ai embrassé ses doigts, humides de nos larmes, écrit-elle. En fixant les murs blancs et froids, j’ai écarquillé les yeux. J’ai essayé d’imaginer comment nous pourrions guérir de cela.» Meghan Markle évoque par ailleurs, dans sa tribune, l’interview dans laquelle elle était apparue émue aux larmes, en octobre 2019, lors de sa tournée en Afrique du Sud. «Est-ce que vous allez bien ?», lui demandait alors le journaliste Tom Bradby. «Je lui ai répondu de façon honnête, ne sachant pas que ce que j’avais dit parlerait à tant de jeunes mamans et mères plus expérimentées, et à quiconque avait, à sa manière, souffert en silence, poursuit-elle. Ma réponse spontanée a semblé donner aux gens la permission d’exprimer leur vérité.»

Meghan Markle revient, par la suite, sur les sentiments qui accompagnent le deuil d’un enfant. «Perdre un enfant signifie porter un chagrin presque insupportable, expérimenté par tant de personnes mais verbalisé par si peu d’entre elles, déplore la duchesse de Sussex. Alors que nous éprouvions la souffrance de notre perte, mon époux et moi avons découvert que pour cent femmes, entre dix et vingt d’entre elles ont déjà fait une fausse couche, précise-t-elle. Mais, malgré cette stupéfiante douleur commune, le sujet est demeuré tabou, ces femmes habitées par la honte (injustifiée), et perpétuant le cycle d’un deuil solitaire.» La duchesse de Sussex salue celles qui ont «bravement partagé leurs histoires» et «ouvert la porte» aux femmes qui ont choisi d’en parler. «En étant invitées à partager notre peine, nous faisons ensemble le premier pas vers la guérison», ajoute-t-elle.

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Le “point de rupture”

L’épouse du prince Harry a également évoqué la douloureuse année passée. «Cette année a amené tant d’entre nous au point de rupture, explique-t-elle. La perte et la douleur ont tourmenté chacun d’entre nous en 2020, lors de moments à la fois lourds et invalidants.» La mère du petit Archie a ainsi évoqué le décès d’être chers, qui ont succombé au coronavirus, la mort de Breonna Taylor et George Floyd, décédés lors d’interpellations policières violentes, ou encore de la société américaine, divisée après l’élection présidentielle. «Cette polarisation, doublée de l’isolement requis pour lutter contre cette pandémie, nous a conduits à nous sentir plus seuls que jamais», estime la duchesse de Sussex. Elle se félicite cependant de la solidarité engendrée par l’épidémie. «Pour la première fois depuis longtemps, nous, êtres humains, nous voyons les uns les autres.» Avant de conclure : «Est-ce que nous allons bien ? Nous irons bien.»

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