« Je préfère toute réaction à l’indifférence », assure Carla Bruni à l’occasion de la sortie de son nouvel album

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Carla Bruni reçoit 20 Minutes mi-septembre, chez elle, dans le 16e arrondissement de Paris. Elle nous fait entrer dans son studio où elle enregistre la plupart de ses maquettes. Il y a sa guitare, son piano. Aux murs, des nuées d’images, des photos souvenirs, des clichés de proches, une couverture de Charlie Hebdo que l’on n’ose à peine regarder de crainte de profaner son intimité. On lui demande s’il s’agit d’un « mood board », elle répond que ce sont des « âmes » et elle ponctue le mot d’un sourire dont on ne saurait dire s’il est davantage mystérieux ou badin.

L’entretien, qu’elle accorde à l’occasion de la sortie de son nouvel album, éponyme, vendredi, suit la même tonalité durant une demi-heure. Carla Bruni apparaît accessible tout en restant à distance, elle n’élude aucune question mais pèse chaque mot de ses réponses, elle s’exprime sans langue de bois mais sa parole n’est jamais déparée d’élégance. Ex- « Première dame », mais pas « prima donna ».

Cela faisait sept ans que vous n’aviez pas sorti d’album avec des chansons originales. Quel a été le déclic ?

J’avais vraiment envie d’écrire. Elle me tenaillait. Je m’y suis mise en novembre dernier. La partie de l’écriture, est celle que je préfère dans tout le processus, même si j’aime aussi être sur scène et parler de mon album. C’est l’étape la plus sensible et la plus heureuse pour moi.

Pourquoi ?

Je suis d’un tempérament solitaire et j’aime bien écrire. C’est à la fois un refuge et un soulagement. Il y a peu de métiers qui offrent ça, normalement, il y a toujours quelque chose de fastidieux. Pour moi, c’est un moment de grand bonheur, même si l’inspiration me fuit.

Où puisez-vous l’inspiration ?

Je pars d’une émotion intime, mais qui peut être relative à autrui. Par exemple, vous pouvez me raconter une histoire, qui m’émouvra de manière personnelle… Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs et je ne cherche pas trop à le savoir, parce que j’ai peur de démanteler le fonctionnement et que ça ne me revienne plus. Que cela me vienne du récit de quelqu’un d’autre ou de quelque chose que j’observe… C’est toujours quelque chose que je ressens. Pour moi, une chanson, ce n’est jamais une pensée. Je ne me dis pas : « Je vais écrire sur ça. » Cela doit me venir d’un sentiment.

Par le passé, vos chansons ont souvent été analysées au regard des prétendues significations cachées, comme le texte du « Pingouin », en 2013, dans lequel certains pensent avoir deviné une allusion à François Hollande. Cela vous agace ou vous amuse ?

J’ai beaucoup de gratitude pour l’intérêt qu’on accorde à mes chansons, que ce soit pour les écouter, les analyser, m’en parler et même pour ne pas les aimer. Je préfère toute réaction à l’indifférence. L’indifférence, c’est le pire. Donc cela ne me gêne pas qu’on décortique mes chansons, ça me fait marrer (rires). Je trouve que c’est là une espèce d’hommage étrange, mais ça fait plaisir au fond, même si on les décortique de travers, parce que c’est une marque d’intérêt.

Vous avez sorti deux albums, en 2008 et 2013, à une époque où votre mari, Nicolas Sarkozy, occupait des fonctions politiques, ce qui a pu parasiter la perception que l’on pouvait avoir de vos chansons Vous êtes plus sereine de faire la promotion de ce nouvel album aujourd’hui, en 2020 ?

Moi, ça ne me parasitait pas beaucoup, mais ça parasitait beaucoup les autres. C’est pour eux que c’est plus relax depuis que mon mari n’est plus du tout dans une vie politique. Le fait qu’il soit en train de construire une tout autre vie avec son travail d’avocat, avec ses livres, ses conférences, etc. dans le privé, donc complètement en dehors du débat public, ça facilite les choses aux journalistes. Ça les perturbait, ça leur donnait l’impression qu’ils étaient obligés de s’intéresser à cela et ils sentaient bien en même temps que là n’était pas mon affaire. C’était ennuyeux. Mais là encore, en suscitant de l’intérêt et de la curiosité, je pense qu’on peut toujours tirer son épingle du jeu. Car je crois que les gens voient qui vous êtes, même quand ils sont journalistes, même s’ils sont dans un combat politique.

Vos chansons ont une dimension intimiste contrastant avec ce que le public peut projeter en vous par rapport à votre carrière, votre célébrité, ce qu’il imagine être votre mode de vie. Etre dans ce registre, c’est une manière de contrebalancer cela ?

Mes chansons sont telles que je suis et telles que je les écris. Arriver tout habillée de viande rouge ou de glitter au Super Bowl, avec quarante danseurs, j’adorerais ça ! Mais j’adorerais ça si j’étais Lady Gaga. Or, je ne peux pas, ça se voit tout de suite : je n’ai que ma guitare, je suis formée complètement à l’ancienne. Ce n’est pas demain que je vais faire des chorégraphies. Et, tout simplement, je n’ai pas son talent. Ce n’est pas une affaire de niveau, mais de qui on est, de la couleur vocale qu’on a, d’où l’on vient, de ce que l’on chante. Moi, j’aime bien raconter des histoires dans mes chansons, faire frémir mais, un battement d’ailes, quoi. J’aime les chansons qui donnent envie de danser, je n’en écris pas beaucoup. J’adorerais écrire du r’n’b, des choses qui donnent envie d’entrer dans une espèce de trance. J’écoute, je regarde beaucoup de gens qui dansent, de Bob Fosse à Christine and the Queens. Mais ma musique à moi, c’est celle-là.

L’amour est pour vous une source d’inspiration inépuisable…

Inépuisable. (Silence)

Mais il y a aussi plusieurs morceaux sur cet album qui ont une dimension nostalgique, mélancolique.

L’album est truffé d’amour et de mort.

La mort vous fait peur ?

C’est quelque chose qui m’interpelle depuis toujours. Beaucoup. Et qui me trouble, qui ne m’oppresse pas, mais qui m’inquiète.

La vôtre ? Celles des autres ?

Dans son ensemble. Pour tout vous dire, sans vouloir faire de la philosophie de bazar, je ne vois pas tellement ce qu’il y a d’autre que l’amour et la mort dans la vie. Toutes les autres choses sont bien en dessous ! Même les plus prisées. La fortune, pff : très en dessous ! La générosité, le sens d’autrui, ce sont des belles choses mais par rapport à la mort et à l’amour, rien ne fait le poids. J’aime écrire avec des choses essentielles comme ça qui, en plus, sont incroyablement banales. L’amour et la mort ont en commun d’être deux grandes forces qui maintiennent nos vies à flot.

Sur ce nouvel album figure « Voglio l’amore », la toute première chanson en italien de votre répertoire. Pourquoi avoir attendu si longtemps ?

Je pensais que je ne savais pas trop écrire en italien et finalement, je sais. Enfin, je peux. Je n’avais jamais osé écrire dans cette langue, peut-être parce que j’ai été beaucoup élevée par ma grand-mère qui était française et parce que c’est vers l’adolescence que j’ai commencé à lire énormément. J’ai alors bien plus lu en français qu’en italien. Ma banque de mots, en quelque sorte, est davantage en français. Cette chanson m’est venue après un concert de ma dernière tournée, l’an passé. J’en ai fait écouter un petit bout à ma sœur [l’actrice et réalisatrice Valeria Bruni Tedeschi] avec laquelle j’étais en vacances à Noël. Elle a adoré. Je l’ai finie pendant le confinement – j’étais dans le Sud avec ma sœur et je lui ai proposé de venir slamer sur le morceau. Elle a dit oui, donc je suis heureuse.

Et si elle vous proposait d’apparaître dans un de ses films ?

J’irais volontiers. Je ne suis pas grande actrice cela dit…

Vous dites ne pas avoir le talent de Lady Gaga, ne pas être une grande actrice… Avez-vous tendance à vous sous-estimer ?

Je ne me sous-estime pas tellement, je pense. J’aime bien connaître ma place et mes limites, ce n’est pas une mauvaise chose, je trouve. Ça me permet de me concentrer sur ce que je sais faire. Il ne faut pas se juger, mais on peut avoir conscience des chemins qui sont les nôtres, c’est pas mal si on les trouve.

Quel est votre rapport à l’Italie ?

L’Italie, c’est mon pays de naissance, de mon enfance, de ma langue maternelle. L’un des plus beaux du monde. Irrésistible. Le monde entier est amoureux de chez nous. Notre langue est incroyablement riche, non seulement en vocabulaire et en sens, mais aussi en sons. Elle a une musique dans ses voyelles, un rythme, un déroulé qui est incroyable et ce quel que soit l’accent car il y a plein d’accents différents en Italie. C’est un pays de cocagne : il y a une qualité de vie, globale de l’existence, remarquable. J’ai une grande admiration pour mon pays.

Pensez-vous que les Italiens perçoivent autre chose de vous que les Français, et inversement ?

Je suis un peu perçue comme une Italienne française en Italie et comme une Française italienne en France. Je suis à cheval sur les deux pays. Jean Cocteau disait : « Les Français sont des Italiens de mauvaise humeur. » J’adore cette phrase. Nos peuples sont voisins, notre histoire est entremêlée.

Sur cet album, vous reprenez « Le garçon triste », une chanson que vous avez écrite pour Isabelle Boulay il y a trois ans…

Je l’avais écrite pour moi. Mais Isabelle Boulay voulait une chanson originale et elle m’a dit : « Donne-la moi, je la mets dans mon album et puis toi, tu la reprends et tu la mets dans le tien. » J’ai accepté. Je l’ai chantée tous les soirs durant ma tournée d’une soixantaine de dates l’an dernier. Elle m’est donc très familière. Je voulais l’avoir sur l’un de mes albums parce qu’elle me tient à cœur, je l’ai écrite pour mon homme. J’aime garder les chansons que j’ai écrites dans un mouvement, j’aime écrire dans l’émotion. Ce sont celles-là que je préfère chanter.

Calogero a composé la mélodie de la chanson « Les séparés ». Généralement, son style est reconnaissable dès les premières secondes d’écoute. Ce n’est pas le cas ici. Pensez-vous qu’il est parvenu à se glisser parfaitement dans votre univers ?

Je pense qu’il est un très grand mélodiste et qu’il a beaucoup d’univers, même si les plus fameuses chansons sont celles qui ont ce qu’on appelle sa patte. Il est multiple, Calo. Je suis honorée d’avoir une de ses mélodies. On avait manqué une chanson ensemble sur mon album de 2008. Il m’avait donné la musique avant et j’avais écrit plein de textes différents, dans des langues différentes. A la fin, j’avais une espèce de gloubi-boulga dans ma tête, de confusion et j’avais beaucoup de chansons. Finalement, il l’a récupérée et donnée à quelqu’un d’autre, avec un autre texte. J’avais perdu cette chose et j’en gardais un regret. Donc quand j’ai écrit ce texte, qui me semblait lyrique et plein de déchirures, je me suis dit qu’il pouvait apporter quelque chose de plus. C’est ce qu’il s’est passé.

Cette chanson parle de séparation amoureuse. Les séparations vous font peur ?

Oui… Ça me fait peur. Surtout celles qui sont radicales.

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