« C’est le père Noël qui vient » : l’arrivée d’Emmanuel Macron à Marseille attise les moqueries d’un élu local

Ce mercredi 1er septembre, Emmanuel Macron a prévu de se rendre à Marseille pour présenter un plan baptisé “Marseille en grand”, visant à redonner un nouveau souffle à la cité phocéenne. Un déplacement qui n’a pas encore eu lieu, mais qui a déjà été critiqué par Stéphane Ravier, sénateur RN des Bouches-du-Rhône, au micro de France info.

C’est une visite qui n’a pas encore eu lieu mais qui est déjà très commentée. Ce mercredi 1er septembre, Emmanuel Macron a prévu de se rendre à Marseille, où il devrait rester trois jours, pour présenter un plan d’urgence visant à résoudre les problèmes qu’affronte la cité phocéenne actuellement. Invité au micro de France Info ce mardi 31 août, le sénateur RN des Bouches-du-Rhône, Stéphane Ravier, a réagi, de façon cash, à la venue du président de la République dans la deuxième ville de France : “C’est le père Noël qui vient à Marseille“, a-t-il estimé. À ses yeux, les politiques sont “tous les mêmes” : “Ils promettent et ne tiennent aucune de leur promesse“, a déploré l’élu. Un avis pour le moins tranché.

Au sujet de l’engagement financier de l’État, notamment pour la rénovation des écoles, Stéphane Ravier a affirmé qu’il était nécessaire : “Tant mieux. Il y en a beaucoup qui en ont besoin et nous l’avons fait savoir au Rassemblement national lorsque nous avions dirigé une partie des quartiers nord, nous avons besoin de transports en commun, de rénover des logements.” Pour autant, selon lui, “ce n’est pas ça qui crée l’insécurité à Marseille” : “Ce n’est pas ça qui développe le trafic de drogue, qui entraîne tous ces règlements de comptes“, a-t-il affirmé. “Ce qui nous manque, c’est un soutien de la police et que son travail soit confirmé par une justice qui soit juste, qui prononce non seulement des condamnations, mais qui soit en mesure de les faire exécuter.

Un déplacement aux airs de campagne pour l’opposition

Stéphane Ravier n’est pas le seul à fustiger la visite du chef de l’État à Marseille. De son côté, Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement National, a estimé qu’Emmanuel Macron était déjà en “précampagne” : “Marseille a besoin de moyens, c’est un fait. Mais je crains que ce ne soit qu’un déplacement de précampagne aux frais des Français“, a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par 20 Minutes. Un avis partagé par la porte-parole des Républicains Agnès Evren : “Le président de la République n’a jamais été à l’aise avec le régalien – son truc, c’est l’économie. Il réalise que la droite a un boulevard devant elle dans ce domaine et tente de s’en saisir. Un plan à Marseille, très bien, mais pourquoi maintenant ?“, s’est-elle demandé.

Face aux accusations de l’opposition, la majorité présidentielle a tenté de se défendre : “L’enjeu, ici, est de répondre aux besoins urgents de Marseille, afin d’en faire la capitale de la Méditerranée, pas de préparer la campagne“, a pour sa part affirmé Prisca Thevenot, porte-parole de LREM. Quant à la date choisie, elle aurait été retardée en raison du Covid-19 : “C’est la pandémie de Covid-19 et les difficultés sanitaires qu’elle a entraînées qui ont retardé la mise en place de ce plan, pas l’agenda politique du président. Sans cela, il aurait pu voir le jour il y a un an et demi !“, a expliqué Saïd Ahamada, député LREM des Bouches-du-Rhône.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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