Cédric Villani moqué : rallié à Jean-Luc Mélenchon, l’ex-macroniste n’assume pas vraiment…

Ancien soutien d’Emmanuel Macron, Cédric Villani a décidé de se présenter aux législatives sous la bannière NUPES, coalition menée par Jean-Luc Mélenchon. Un leader que le scientifique a eu du mal à assumer auprès des équipes de Quotidien qui l’ont suivi pendant sa campagne.

Soutien d’Emmanuel Macron élu en 2017 à la présidence de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, Cédric Villani a changé de camp pour les législatives de cette année, postulant dans la 5e circonscription de l’Essonne sous la bannière NUPES. Le scientifique de 48 ans a en effet rejoint le mouvement écologiste de Delphine Batho, qui appartient depuis mai dernier à la coalition formée avec les différents partis de gauche, avec Jean-Luc Mélenchon en tête de proue. Mais l’ancien marcheur a bien du mal à reconnaître l’insoumis comme son leader, d’après ce que l’on peut voir dans un extrait de l’émission Quotidien, dont l’équipe l’a suivi dans une journée de campagne ce vendredi 20 mai.

« Écologie, démocratie, solidarité, je suis votre candidat, à disposition pour discuter », clame Cédric Villani auprès d’une électrice dans le reportage de nos confrères. « Écologistes… En revanche il ne prononcera jamais le mot en NUPES et sur ce tract il manque quelqu’un », observe l’équipe de l’émission. « Vous n’avez pas de tracts avec Jean-Luc Mélenchon ? Ça vous embêtait de distribuer le visage de Jean-Luc Mélenchon ? », lui demande alors le journaliste. « Écoutez, qui est le député ? C’est moi ou Mélenchon ? », lui rétorque sèchement le candidat.

Alors qu’il s’entretient avec un groupe d’électeurs de sa circonscription Cédric Villani s’agace : « Je suis un écologiste. Depuis tout à l’heure, (le journaliste) essaye de me faire dire que j’ai prêté allégeance à Jean-Luc Mélenchon, mais c’est le jeu des médias ! Ce n’est pas une absorption, ce n’est pas une fusion, ce n’est pas en partie qui se rallie à un autre. Quand vous voterez pour moi, vous voterez pour les combats que j’ai porté », déclare-t-il, tandis que ses interlocuteurs s’indignent de le savoir rallié à Jean-Luc Mélenchon.

Hier macroniste, Cédric Villani roule désormais pour Jean-Luc Mélenchon… mais a (beaucoup, beaucoup) de mal à l’assumer 🤫#Quotidien pic.twitter.com/h2yoRLzPHJ

« Une petite engueulade publique » entre Cédric Villani et Jean-Luc Mélenchon

Ne lâchant pas l’affaire, le journaliste de Quotidien lui demande ensuite s’il « apprécie » le représentant de La France Insoumise. « On a commencé l’Assemblée en 2017 par une petite engueulade publique mais ça nous est arrivé par la suite d’avoir ensemble de nombreuses discussions », explique Cédric Villani, faisant référence à un échange par médias interposés qui a eu lieu en 2017, au cours duquel Jean-Luc Mélenchon l’avait qualifié de « matheux » qui n’a « aucune idée de ce qu’est un contrat ».

« Est-ce que vous arriveriez à me dire : « mon leader c’est Jean-Luc Mélenchon » ? » tente alors une dernière fois le reporter. « Moi j’ai une présidente de parti qui s’appelle Delphine Batho, j’ai un parti qui s’appelle Génération Écologie, j’ai une coalition électorale qui s’appelle NUPES », s’énerve son interlocuteur, avant d’ajouter : « Dont le leader est la fédération elle-même, la coalition, bon sang ! N’essayez pas de me faire dire ce qui n’est pas ! »

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Cédric Villani opposé au marcheur Paul Midy

Si Cédric Villani avait remporté haut la main cette circonscription en 2017 sous le nom d’Emmanuel Macron avec 70 % des votes, rien ne laisse présager qu’il convaincra de nouveau les électeurs. Opposé au marcheur Paul Midy, l’ex-dissident LREM dans la course à la mairie de Paris « compte cette fois-ci sur son propre nom et sa mue écologique, remisant sous le tapis certains de ses alliés de la gauche, gêné aux entournures par quelques positions de Jean-Luc Mélenchon, notamment sur l’Europe », ont analysé nos confrères du Parisien ce dimanche 22 mai. « NUPES, ce n’est pas un parti mais une coalition de partis, a-t-il souligné auprès du quotidien. Nous avons un programme minimal commun. Et les écologistes se méfient de la personnification des débats », a conclu le candidat.

Crédits photos : Capture d’écran TMC

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