Guillaume Gomez trop médiatique ? Emmanuel Macron pourrait faire le choix d’un homme très discret comme chef de l’Elysée

A peine quelques jours après l’annonce du départ de Guillaume Gomez des cuisines de l’Elysée, un chef cuisinier aurait déjà été choisi pour lui succéder. Un homme très discret à la réputation impeccable.

A propos de

  1. Emmanuel Macron

Une nouvelle surprenante tombée le 24 février dernier. Après 25 ans de bons et loyaux services passés dans les cuisines du palais de l’Elysée, Guillaume Gomez a annoncé qu’il rendait son tablier. Une décision rendue effective ce 28 février. “En toute confiance, j’ai décidé de vous confier une mission très importante en cette année 2021 de la gastronomie française. Vous allez me représenter auprès des acteurs et des réseaux de la gastronomie et de l’alimentation, pour promouvoir les arts culinaires de la France”, avait précisé de son côté Emmanuel Macron, dans un commentaire au post Instagram de son ancien chef cuisinier.

Depuis l’annonce, de nombreux noms affluent au sujet du potentiel remplaçant de Guillaume Gomez. Après des rumeurs sur Christelle Brua, considérée comme la pâtissière favorite de Brigitte Macron, d’autres évoquent désormais Fabrice Desvignes. A en croire le critique gastronomique Gilles Pudlowski, le discret chef aurait été choisi par Emmanuel Macron pour prendre place au sein des cuisines élyséennes.

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“C’est une pointure”

A 47 ans, le cuisinier n’est pas tout à fait inconnu de la profession. Détenteur d’un Bocuse d’or (décroché en 2007 grâce à son travail sur le flétan de Norvège et la volaille de Bresse) et du titre de Meilleur ouvrier de France (remporté huit ans plus tard), Fabrice Desvignes fait partie depuis 1999 des chefs cuisiniers de la présidence du Sénat. Très secret, le professionnel s’est rarement dévoilé au cours de sa carrière. On sait juste qu’il est issu d’une famille de cuisiniers. Sa mère, Annie Desvignes, a contribué à la féminisation du métier en étant d’une des rares femmes étoilées au guide Michelin. Est-ce cette réserve qui aurait plu à Emmanuel Macron ?

“Beaucoup de personnes dans le métier l’apprécient. On n’a jamais entendu parler de lui, il ne fait pas de bruit mais c’est une pointure, juge Jacques Maximin, vice-président du concours des Meilleurs ouvriers de France, section cuisine, auprès du Parisien. Une discrétion séduisante. Car Guillaume Gomez, très présent sur les réseaux sociaux et dans les médias, a pu faire parler de lui au cours des dernières années. En bien, comme en mal. En 2014, Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur à l’époque, avait partagé – malgré elle – tout le mal qu’elle pensait de la cuisine du chef, après un déjeuner avec le président de la République de Chine. C’était dégueulasse !, avait-elle lâché, près des micros de BFM TV.

Critiques sur la cuisine de Guillaume Gomez

Un reproche que le cuisinier avait très mal pris, refusant dans un premier temps les excuses de la ministre. François Hollande, lui-même, s’en était mêlé et avait dû renouveler sa confiance auprès du chef. Une polémique donc, à laquelle se sont ajoutées des sorties maladroites, à l’instar de celle relevée par La Dépêche du Midi, en 2018. A l’époque, Guillaume Gomez avait voulu réagir avec humour à la controverse “Je traverse la rue et je vous trouve un emploi”, provoquant de l’agacement de certains. Auteur de livres culinaires, le chef cuisinier avait récemment publié le livre A la table des présidents (Ed. Le Cherche Midi), un ouvrage sur les plats servis à l’Elysée. Une forte médiatisation qui aurait pu peser dans la balance ?

Pour l’instant, rien de tel n’a été dit. Reste que les critiques sont nombreuses à l’égard de Guillaume Gomez. Certains n’ont ainsi pas hésité à dénigrer sa cuisine. “L’Élysée, ce n’est pas là qu’on mange le mieux, si l’on compare avec les autres tables de la République, Matignon ou Bercy c’est un cran au-dessus. Tant mieux pour Macron, il mangera peut-être mieux !”, a lancé un conseiller d’Emmanuel Macron auprès de RTL, voyant ce départ comme “une porte de sortie honorable mais une exfiltration tout de même”.

De son côté, Fabrice Desvignes, interrogé par Le Parisien, a refusé de commenter son potentiel nouveau rôle. Il indique auprès de nos confrères de le recontacter dans 15 jours au moins, le temps pour lui d’obtenir l’autorisation de sa hiérarchie pour s’exprimer. Un calendrier qui coïnciderait avec sa prise de poste, estimée à la mi-mars. Le palais de l’Elysée, quant à lui, n’a pas souhaité confirmé l’information.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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