Christophe Castaner en colère : qui est Martine Wonner, la députée qui fait polémique ?

Lors d’un rassemblement parisien mis en place samedi 17 juillet, la députée Martine Wonner a fait l’objet d’une polémique après avoir tenu des propos considérés comme un appel à la violence.

Samedi 17 juillet, de nombreuses manifestations ont été organisées en France par des anti-vaccins ou/et des personnes qui sont opposées à l’extension du pass sanitaire. Lors de l’événement qui s’est tenu à Paris, une députée s’est fait remarquer. Il s’agit de Martine Wonner, qui aurait lancé cette phrase, jugée déplacée : “Allez faire le siège des parlementaires, allez envahir leurs permanences pour dire que vous n’êtes pas d’accord.” Celle-ci a été interprétée comme un appel à la violence, comme le soulignent nos confrères de L’Obs, ce dimanche 18 juillet.

En apprenant que la députée a tenu un tel discours en public, Christophe Castaner a contacté Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale. Il a ainsi estimé qu’il “conviendrait” de “saisir le procureur de la République de Paris, afin de vérifier la véracité des propos tenus, ainsi que les éventuelles suites pénales qu’il pourrait y donner”. De son côté, Martine Wonner est revenue sur l’objet de la polémique, auprès de l’AFP. “Une fois de plus, mes propos sont surinterprétés pour me porter préjudice. Il s’agissait de répondre en direct aux citoyens qui ne supportent plus les non-réponses par mail, téléphone ou courrier de leurs élus”, a-t-elle déclaré, sans chercher à s’excuser ou à reconnaître qu’elle est allée trop loin.

Une ancienne psychiatre déchue de ses fonctions parlementaires

Avant de se lancer en politique, Martine Wonner travaillait comme psychiatre. Elle a commencé sa carrière au gouvernement en étant candidate de La République en marche lors des élections législatives de 2017, dans le Bas-Rhin. Elle a ensuite été élue députée, avant d’être membre de la Commission des Affaires sociales à l’Assemblée nationale. Comme le notent nos confrères, elle avait été exclue du groupe LREM en mai 2020. La raison était qu’elle avait voté contre le plan de déconfinement, mais aussi qu’elle avait indiqué ne plus faire “confiance à ce gouvernement”, dont elle épinglait “l’amateurisme” et le “mensonge” en cette période de crise sanitaire liée au Covid-19. Depuis, la femme politique de 57 ans fait souvent parler d’elle, notamment pour ses positionnements contre les vaccins ARN, en pointant du doigt ce qu’elle nomme une “dictature”.

En septembre 2020, Martine Wonner a intégré le groupe parlementaire de l’Assemblée nationale Libertés et territoires, mais ses récents propos ont tout bouleversé. Les députés en question ont annoncé que leur collègue “ne pouvait plus être membre du groupe” à cause de son appel à la violence. “Les débats comme les critiques à l’encontre de la gestion de l’épidémie de Covid-19 par l’exécutif sont légitimes, mais de tels propos sont intolérables”, ont-ils lancé, dans un communiqué.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : Victor Joly / Panoramic / Bestimage

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