Nadège Beausson-Diagne a listé en story Instagram, le profil à priori « normal » des personnes qu’elle accuse de l’avoir violée. L’actrice a voulu mettre l’accent sur leur image d’hommes « bien sous tout rapport », pour mieux dénoncer le silence dont ils peuvent ainsi bénéficier du fait de leur statut.
Nadège Beausson-Diagne
Nadège Beausson-Diagne mène une campagne fournie sur les réseaux sociaux en révolte contre les violences faites aux femmes et l’impunité qui continue de régner pour certains coupables. L’actrice vue dans Marie-Francine avait révélé en mars 2019 avoir subi des agressions sexuelles au cours d’un tournage. Depuis le César du meilleur réalisateur attribué à Roman Polanski et décrié notamment par Adèle Haenel, elle milite d’autant plus pour mettre fin à la prescription pour ce crime, qui empêche d’entamer toute action judiciaire après un délai de dix années après les faits. Pour ces victimes en particulier, cela s’avère préjudiciable car elles ont tendance à sortir du silence seulement très tardivement, suite au traumatisme que l’acte a pu créer, et du fait justement du statut des hommes concernés. C’est l’apparente normalité de ces derniers que la comédienne a tenu à mettre en avant, non seulement pour mettre en garde mais aussi pour illustrer la difficulté de traiter ces dossiers. Les femmes victimes de viol seraient attaquées dans 74% des cas par des personnes qu’elles connaissent.
Une citation détournée de Nicole Belloubet
Avant de taguer le président de la République Emmanuel Macron, la ministre de la Justice Nicole Belloubet et le Premier ministre Edouard Philippe, Nadège Beausson-Diagne a écrit en story Instagram ce mardi 23 juin : « Au demeurant mes violeurs étaient 1- un bon employé de bureau, 2- un bon réalisateur et producteur ». La compagne de Geoffroy-Jeff Tekeyan reprend ainsi le cri de ralliement de militantes féministes, qui pastichent la citation prononcée le 11 juin 2020 sur Franceinfo par Nicole Belloubet, justement, après les accusations de viol contre Gérald Darmanin : « Au demeurant, Gérald Darmanin est un excellent ministre du Budget ». Ainsi, les militantes détournent la rhétorique qui consiste à défendre l’intégrité d’un individu au péril de la victime et décrivent ainsi, sans les nommer, ces profils identifiables. Nadège Beausson-Diagne a ainsi partagé des photos de manifestantes brandissant des pancartes où étaient écrites des phrases telles que : « Au demeurant, mon violeur est un très bon street artist » ou « Au demeurant, mon violeur est un très bon économiste ». Le combat par les mots.
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